Le marché immobilier en croissance en 2010?Agence QMIARGENT - Publié le 28 décembre 2009 à 09:03 Les faibles taux d'intérêt hypothécaires au Canada et le boom immobilier qui en a résulté font craindre l'émergence d'une bulle qui pourrait éclater dès la remontée de ces taux. Or, de l’avis de certains des économistes les plus réputés du Canada et de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le secteur immobilier connaîtra plutôt une année de croissance en 2010 alimentée par l’enthousiasme des acheteurs et la montée progressive des taux d’intérêt. «Certes, il faut prévoir une hausse des taux d'intérêt mais les maisons demeureront abordables parce que le prix des maisons au Canada n'a pas connu de montée soudaine», tranche l'économiste en chef de la Banque Scotia, Warren Jestin. Pour sa part, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a laissé entendre qu’il maintiendra les taux hypothécaires à 0,25 p. cent jusqu’au mois de juin 2010. De son côté, l’économiste en chef de la Toronto Dominion, Don Drummond, estime qu’ils resteront faibles jusqu’à l’automne 2010. «Je pense qu'ils ont peur de tirer la gâchette trop vite, ce qui pourrait nous replonger dans une récession à double creux, croit M. Drummond. Les dirigeants de la politique monétaire renvoient souvent à l'année 1937 lorsque l'économie montrait des signes de reprise. Les banques centrales ont alors resserré l'économie, étouffant temporairement la relance.» De 2004 à 2008, le prix de revente moyen d'une maison au Canada a grimpé d'environ 10 p. cent avant de régresser de 0,7 p. cent. Cette année, le prix des maisons a monté d'environ 3 p. cent. La SCHL prévoit qu'il grimpera de 3,7 p. cent pour s'établir à 324,500 $ en moyenne. En 2004, le prix d’achat moyen d’une maison se chiffrait à 225,678 $. La montée du prix des maisons au cours des derniers mois est attribuable, du moins en partie, à l’écart entre la demande de maisons et l’offre sur le marché. Lorsqu’il y aura davantage de maisons à vendre, le prix de celles-ci devrait descendre, prévoient certains économistes. La ruée vers le marché immobilier afin de profiter des faibles taux d’intérêt a également fait grimper les prix, explique-t-on. Mais tout porte à croire qu’ils seront rajustés à la baisse avec la remontée graduelle des taux d’intérêt hypothécaires. Le gouverneur de la Banque du Canada, M. Carney, a prévenu les Canadiens de pas s’endetter en prenant un taux d’intérêt hypothécaire variable qui ne serait peut-être plus abordable d’ici à quelques années. Ils avaient augmenté de 2,0 p. cent en septembre 2004 à 4,5 p. cent en juillet 2007. Même son de cloche de la part de l’économiste Jack Carr de l’Université de Toronto. «S’ils peuvent se permettre de payer un taux d’intérêt à long terme, je conseille à mes enfants de prendre un taux fixe car ils seront en sécurité».
Publié par Vittoria Tassone
sur 21 juillet 2010
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